Obsession
Obsession si forte que tu es. Toute pensée qui ne t’est pas adressée est faible, tu me passionnes car je ne te connais pas. Ton nom intrigant, le vague métier que tu exerces suffisent –c’en est déjà trop- à m’envouter. Pourquoi ? Je connais la réponse. Je ne dors plus, habitée par ton existence et maudissant ma ridicule folie.
Si seulement je ne devais pas te rencontrer.
Obsession si forte, si ponctuelle que tu es. Obsession que j’aimerais faire durer sans rien, jamais, connaître de toi. Ni ton visage, ni ta voix, ni ce que tu fais, ni ce que tu es. Surtout pas ce que tu es. Mais malgré moi je furette, la force du désespoir se muant en despote de mon cœur à ta recherche. Et chaque parcelle de toi est une chute vers le non intérêt; comme mille autre points effacés avant toi, tu disparais peu à peu.
Obsession si forte, si ponctuelle, si angoissante que tu es. Torture moi car c’est mon seul désir, rend moi malade à en implorer un retour à l’état inerte, et génère tout ce qui pourrait me faire croire ce qui ne sera jamais. Que notre rencontre ne soit pas l’ultime chute de passion, la fin de l’obsession mais la création d’un nouveau poison...